Depuis le 28 septembre 2026, l’Afnic accueille en ses murs Leila Garfield. Pendant six mois, la photographe et tisseuse intervient à l’Afnic dans le cadre d’une résidence d’artiste proposée par la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines[1]. Elle propose d’explorer les matières et l’image autrement, en les transformant par le geste du tissage.
Première rencontre avec cette touche-à-tout du beau.
Bonjour Leila Garfield. Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre parcours ?
LG : Je suis née à Paris. Après des études de cinéma à l’Université Paris-Sorbonne, puis de photographie et de graphisme à l’École des Beaux-Arts de Berlin, j’ai voyagé au bout du monde et au bout de la rue, et constitué une vaste collection d’images et de notes visuelles.
Depuis 2009, je tiens un blog créatif, sorte de laboratoire d’images et de mots : www.leilagarfield.tumblr.com. Je capture le réel et la poésie du quotidien.
À partir de 2018, ma pratique s’est élargie vers le tissage, le dessin et la céramique, avec une attention particulière portée aux matières, aux gestes et aux transformations de l’image en objet. Je n’ai de cesse de me renouveler et de laisser mon travail artistique prendre de nouvelles directions.
Depuis 2021, je poursuis une formation en art-thérapie, qui nourrit ma réflexion sur la création comme espace de relation et de partage.
Mon travail a été présenté dans de nombreuses expositions en France et à l’étranger, notamment à Paris, Berlin et Porto. J’ai également publié plusieurs livres et éditions photographiques en éditions limitées.
Pourquoi avoir choisi de vous exprimer au travers de résidences d'artistes ?
J’ai choisi d’enrichir ma pratique artistique dans le cadre de plusieurs résidences de création et de recherche. Ces temps me permettent d’approfondir mes recherches autour de l’image, de la matière et du territoire.
J’aime aussi profondément enseigner et partager ma passion pour la création sous toutes ces formes. Les temps de résidence sont souvent des moments qui privilégient les échanges et les questionnements. Ils me font avancer.
Les résidences de création sont un temps vraiment particulier, je peux prendre le temps de chercher, de partager, et de créer.
Quelles sont les premières synergies que vous percevez entre votre art et l'Afnic ?
Cette résidence va me permettre de découvrir un nouveau monde, celui de la tech que je ne connais pas encore. Je pense que les idées que j’ai développées avant la résidence vont évoluer au fil des semaines au sein de l’Afnic. Pour l’instant, j’ai prévu de dessiner dans les différents espaces afin de m’imprégner des lieux et des usages, et de tisser des matières. Je travaille généralement avec beaucoup de matériaux recyclés, cela sera un petit challenge de trouver quoi recycler au sein de l’Afnic.
À propos de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Saint-Quentin-en-Yvelines est un établissement public de coopération intercommunale, aux services de 12 communes et de ses habitants (230 000 habitants).
Au cœur de Paris-Saclay, la Silicon Valley française, « SQY » se positionne à l’avant-garde technologique et scientifique, grâce à ses établissements d’enseignement supérieur, ses centres de recherche et ses entreprises de pointe, notamment dans le numérique, grand pourvoyeur d’emplois et de croissance.
Portées par les directions de la culture et du développement économique de Saint-Quentin-en Yvelines, les résidences d’artistes en entreprises sont une initiative pionnière et innovante.
Elles vous permettent d’accueillir un artiste pendant au moins 21 jours pour créer, expérimenter et échanger avec vos équipes, avec un financement assuré par SQY à 50 %.
https://saint-quentin-en-yvelines.fr/[1] https://saint-quentin-en-yvelines.fr/vivre-ici/culture/actions-culturelles/art-en-entreprise/