La reforme des régions ne sonnera pas la fin des geoTLD français

Quelles seront les éventuelles conséquences de la nouvelle carte des 14 régions annoncée le 3 juin dernier pour les projets de geoTLD français ?

Les geoTLD, pendants numériques d'une initiative de promotion territoriale

Dans le contexte de concurrence exacerbée entre les territoires, aussi bien sur le plan national qu'international, il est instructif d'analyser la place du numérique dans les stratégies de promotion en vigueur. En effet, la course à la réputation et à l'attractivité que se livrent les communicants publics se gagne aussi sur Internet, plus particulièrement auprès des populations jeunes ou en dehors de l'hexagone.

Au-delà des dispositifs de communication tels qu'un site promotionnel ou une présence sur les médias sociaux, l'usage d'une stratégie de nommage autour d'un TLD à l'instar du .alsace ou du .bzh est une manière de concrétiser les efforts de promotion en matérialisant un territoire d'expression numérique.

Mais un geoTLD n'est pas une fin en soi et doit s'inscrire dans un projet global et d'envergure visant à faire rayonner une offre de services et fédérer une communauté d'acteurs locaux.

Carte des 14 régions françaises - Elysée.fr

Le projet, un enjeu de pérennité autant pour la marque territoriale que pour le geoTLD

Le projet de reforme territoriale annoncé par le premier ministre le 8 avril 2014 lors de son discours de politique générale et détaillé par un communiqué du Président François Hollande le 3 juin pose la question de la pertinence des initiatives de geoTLD en cours de lancement cette année. Il peut être effectivement étonnant de voir perdurer une initiative relative à un ensemble administratif n'ayant plus cours.

Cette lecture omet néanmoins un point essentiel qui est le point de vue de l'usager dans l'appréciation de la pertinence d'un territoire. Ainsi, on remarque que bon nombre de projets dépassent désormais les contours d'un département ou d'une région pour refléter des usages voir un territoire transfrontalier.

J'en veux pour preuve l'initiative prise autour de la marque de territoire Ardenne, regroupant en son sein les acteurs des trois pays concernés dans la promotion du territoire ou sur le plan numérique le .cat fédérant la communauté de langue catalane, au-delà de la seule région espagnole.

Le territoire n'est pas seulement un découpage administratif

Ainsi, si nous nous plaçons du côté de l'usager d'un territoire, il est évident que bon nombre de ces dénominations sont avant tout des destinations. Il semble donc utile d’envisager, au travers de la réforme territoriale qui se profile, le maintien des projets actuels qui font sens pour leurs publics et d'étudier quelles seront les conséquences opérationnelles pour les services en charge de ces différentes initiatives.

 

Read this page in English Haut de page