Répartition des domaines .fr, forte croissance de l’Isère & des Alpes-Maritimes

Mai 2013

 

Si la zone .fr a connu entre avril 2012 et avril 2013 une croissance moyenne de 11 %, il existe des disparités importantes entre les départements. Ainsi l’Isère affiche une croissance annuelle de 25 %, les Alpes-Maritimes de 22 %, et les départements de l’Allier, de l’Aveyron, de la Creuse et de la Vendée progressent de 18 % chacun. À l’inverse certains départements connaissent des évolutions inférieures à la moyenne nationale, tels que la Dordogne (2 %), ou encore la Haute-Garonne, la Moselle et le Val-de-Marne (6 %).

 

Des taux de croissance élevés correspondent fréquemment à un phénomène de rattrapage pour des départements détenant moins de noms de domaine que la moyenne (Ariège, Creuse, Gers, Haute-Loire, Haute-Marne, Hautes-Alpes, Hautes-Pyrénées, Orne). C’est également le cas pour plusieurs départements et territoires d’outre-mer, qui affichent de fortes croissances annuelles mais possèdent des portefeuilles de domaines limités de quelques dizaines ou centaines de noms .fr (Guyane, Mayotte, Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna). Rappelons que ces départements et territoires possèdent également leurs propres extensions de premier niveau, en plus de l’extension .fr.

 

Outre ce phénomène de rattrapage, trois départements affichent des taux de croissance annuels élevés alors que leur portefeuille de noms figure déjà parmi les plus importants de France : l’Isère (53 000 domaines et 25 % de croissance), les Alpes-Maritimes (66 000 domaines, 22 % de croissance) et l’Ille-et-Vilaine (34 000 domaines, 17 % de croissance). Ces départements font preuve d’une dynamique d’enregistrement remarquable sur le marché des noms de domaine .fr.



La répartition par département des noms de domaine .fr fait toujours état de fortes disparités : si la valeur médiane du nombre de domaines par département s’établit en avril 2013 à 10 500 noms, les valeurs s’échelonnent pour la France métropolitaine de moins de 2000 (Lozère) à 420 000 (Paris).

 

Paris occupe toujours de très loin la première place du classement, avec près de 17 % des noms déposés en France. L’ensemble de l’Île-de-France détient environ 35 % de la zone française, ce chiffre étant cependant en recul au fil des ans (-4 points depuis 2007). Font également partie du top 10 les Hauts-de-Seine (6 % des domaines .fr), la Haute-Garonne et le Rhône (4 %), les Alpes-Maritimes, les Bouches-du-Rhône, le Nord, le Val-de-Marne et les Yvelines (3 %), ainsi que la Gironde (2 %). L’outre-mer représente 1,4 % des domaines .fr avec près de 36 000 noms, dont plus de 22 000 à la Réunion, et plus de 5000 en Guadeloupe et en Martinique.

 

Le nombre de noms de domaine enregistrés par département est fortement corrélé avec la richesse produite : ainsi la quasi-totalité des départements de ce top 10 font également partie du top 10 en termes de produit intérieur brut annuel, dans un ordre différent (PIB départementaux pour l’année 2005, dernières valeurs INSEE disponibles à ce jour). Seules les Alpes-Maritimes semblent faire exception, avec un classement en nombre de domaines détenus (position 8) bien meilleur que son classement en termes de PIB départemental (position 17).

 

Il existe également de fortes disparités entre les départements concernant le ratio entre personnes physiques et personnes morales. Sur le plan national, le pourcentage des noms déposés par des particuliers se situe actuellement à 39 % (en baisse d’un point par rapport à 2012). Hors territoires d’outre-mer, cet indicateur est maximal en Dordogne, en Seine-et-Marne et dans le Val-de-Marne (48 %), ainsi qu’en Essonne (47 %). Dans ces départements, près d’un nom de domaine .fr sur deux est ainsi détenu par un particulier. Inversement, les valeurs les plus faibles s’observent à la Réunion (25 %), dans la Sarthe (29 %), ainsi que dans le Cantal, la Charente-Maritime, la Lozère et la Vendée (30 %) : cette fois-ci, ce sont les entreprises qui sont majoritairement détentrices de noms de domaine sous l’extension nationale.

 

Ce ratio est assez stable sur un an pour une majorité des départements. On note cependant que la proportion de particuliers a nettement augmenté à la Réunion (+5 points de 20 % à 25 %), et inversement qu’elle a fléchi dans les Alpes-Maritimes et en Dordogne (-5 points).

 

Parmi les 2,6 millions de domaines .fr existants en avril 2013, 4 % environ sont enregistrés hors de France, soit plus de 105 000 noms. L’Allemagne en détient près du quart (24,3 %), suivie par la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Une très large majorité d’entre eux sont localisés dans l’Union européenne (87 %).

 

 

 

L’extension .fr a été ouverte à l’Europe le 6 décembre 2011 (particuliers et entreprises de l’Union européenne, ainsi que d’Islande, du Liechtenstein, de Norvège et de Suisse). Conséquence de cette ouverture, le nombre de domaines déposés à l’étranger a fortement progressé sur l’année écoulée, passant de 2,4 à 4 % de l’ensemble de la zone .fr. Cette croissance est logiquement portée en grande majorité par l’Union européenne, qui passe ainsi de 79 % à 87 % des noms déposés à l’étranger. La dynamique est d’ailleurs particulièrement forte aux Pays-Bas (+2,5 points sur un an), au Royaume-Uni (+1,7) et au Luxembourg (+1,5). Inversement, d’autres pays sont désormais moins représentés dans le portefeuille international des .fr, tels que les États-Unis (-5,1 points) ou encore Chypre (-1,5).

 

La proportion des domaines .fr détenus par des personnes physiques s’établit à 28 % pour l’étranger, loin derrière la valeur observée en France (39 %), mais en légère croissance sur un an (+0,4 point). On peut également noter que ce ratio varie fortement en fonction du pays. Les particuliers sont bien représentés dans les pays francophones (46 % en Belgique, 39 % en Suisse), mais aussi en Espagne (40 %). A contrario, les entreprises sont très largement majoritaires à Chypre (2 % de particuliers), aux États-Unis (9 %), au Luxembourg (12 %) et en Allemagne (17 %).


 

Note méthodologique

 

Les statistiques sur le ratio entre personnes physiques et personnes morales doivent être interprétées avec prudence. Par exemple, certains entrepreneurs peuvent enregistrer un nom de domaine en tant que particulier, avant la création formelle de leur entreprise. Par ailleurs, des « domainers » agissant sur le second marché des noms de domaine peuvent détenir des portefeuilles de noms importants en utilisant selon le cas le statut de personne physique ou d’entreprise, créant ainsi un biais sur les statistiques de répartition.

 

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