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Fin de la tutelle du gouvernement américain sur la racine de l’Internet : Nous y sommes !

Communiqué de presse

3 octobre 2016 -

Le Sénat US ne s'oppose pas à ce que le département du commerce mette fin au contrat qui le lie à l’ICANN & valide ainsi la transition de la supervision de la racine de l'Internet

 

 

Les Etats-Unis ont tenu leur promesse, faite en mars 2013, de transférer à la communauté Internet mondiale la supervision de la racine du système des noms de domaine Internet.

A la suite de trois années de débats, au cours desquelles l’ensemble des parties prenantes a pu démontrer sa volonté de relever le défi d’une nouvelle organisation de la racine de l’Internet, cette transition est désormais irréversible.

L’Afnic a participé très activement à l’ensemble de ces débats, et plus particulièrement  au sein du groupe de travail international sur la réforme de l’ICANN, dont Mathieu Weill, DG de l’Afnic, a co-présidé les travaux.

Pour que le gouvernement américain puisse tenir sa promesse de se retirer de la supervision de la racine, et ainsi reconnaitre qu’il n’y a pas de raison qu’il détienne un pouvoir discrétionnaire et disproportionné par rapport à l’ensemble des autres états, les mécanismes et les organisations qui doivent désormais assumer cette tâche se doivent d’être exemplaires, transparentes, et surtout, pleinement internationales. L’Icann, qui sera au cœur du nouveau système de supervision de la racine, devra mettre en œuvre l’ensemble des évolutions identifiées par le groupe de travail, et notamment les contre-pouvoirs internes et externes à ses décisions.

« Les débats houleux au Sénat auront, jusqu’au dernier moment, fait craindre que nous manquions cette occasion historique d’effectuer la transition Iana. Le vote est un immense soulagement, c’est aussi la plus belle récompense pour le travail acharné de toutes celles et ceux qui, sans être naïfs, ont cru qu’il était possible d’obtenir cette transition », déclare Mathieu Weill, directeur général de l’Afnic et co-président du CCWG.

Elle devra également, et ce point reste à construire, faire évoluer sa culture pour qu’elle prenne en compte la diversité du monde pour lequel elle travaille. Aussi bien au sein des organes dirigeants de l’ICANN qu’au niveau des mécanismes d’appels de ses décisions, l’Afnic appelle à ce que la diversité culturelle, linguistique, de parcours professionnel, de genre, d’âge puisse s’exprimer pleinement. En effet, pour parachever la démonstration que le modèle multi-acteurs peut fonctionner sur le long terme, il faut que l’ensemble des acteurs, dans leurs diversité, puissent influer sur l’organisation.

Cette question fera l’objet des prochains débats, mais pour l’heure, l’Afnic se félicite de la réalisation effective de cette transition, et appelle la communauté internet française a davantage s’impliquer dans les travaux d’une ICANN réformée, plus ouverte et plus transparente.

 

 

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A propos de l'AFNIC

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