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FAQ sur la prochaine ouverture ICANN 2026 (Partie 2) : comment lancer et exploiter son .marque ?

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Le 14/04/2026

Après une première série de questions / réponses dédiée aux enjeux stratégiques liés à l’ouverture ICANN 2026, une autre question revient systématiquement : comment, concrètement, mettre en œuvre un projet d’extension en .marque ?

Au-delà de la décision initiale, ce type de projet implique des choix techniques, organisationnels et opérationnels structurants. De la constitution du dossier à l’exploitation effective de l’extension, plusieurs étapes clés doivent être anticipées.

Voici les réponses aux questions les plus fréquentes pour passer de l’intention à l’action.

Une extension en. marque doit-elle forcément être utilisée ?

Pas nécessairement. Certaines organisations l’utilisent pour structurer des services restreints comme améliorer la sécurité sur des infrastructures, services cloud, environnements sécurisés ou IoT (Internet of Things / Internet des objets).

Plusieurs entreprises commencent par des usages limités avant de l’ouvrir plus largement vers l’extérieur. La société d’assurance MMA IARD qui exploite le .mma a en premier lieu testé le déploiement de son extension sur le site fondation-entrepreneurs.mma avant de le déployer plus largement sur de nouveaux projets tels que zerotracas.mma ou leurs sites agences.

Combien de temps faut-il pour obtenir une extension après le dépôt du dossier ?

Le processus ne se limite pas à la période de dépôt de son dossier.

L’ICANN mène des évaluations technique, financière et juridique des informations déclarées par le candidat. Des demandes de compléments de la part de l’ICANN et éventuellement d’objection par des tiers peuvent intervenir.

L’activation effective intervient généralement plusieurs mois, voire plus d’un an, après la phase de candidature. Comptez sur une exploitation au plus tôt dès début 2028.

Une fois l’extension activée, l’entreprise dispose du temps qu’elle souhaite pour commencer à déployer ses projets sous son extension de marque.

Peut-on gérer soi-même l’infrastructure technique de l’extension ?

Non, cela n’est pas recommandé. Gérer vous-même l’ensemble de l’infrastructure technique recouvre une expertise importante et de nombreuses obligations techniques et légales.

Dans la pratique, les organisations s’appuient sur des opérateurs techniques spécialisés appelés « registry service provider » (RSP) et accrédités par l’ICANN tels que l’Afnic. Ces partenaires assurent le fonctionnement, la performance (disponibilité), la sécurité et la conformité de l’extension.

L’organisation titulaire de l’extension conserve le pilotage stratégique et la gouvernance de son extension. Cela permet de réduire la complexité technique interne.

Quelle mobilisation des équipes faut-il prévoir
en interne ?

Un projet d’extension mobilise généralement trois directions clés, notamment au lancement du projet :

  • Le marketing, qui définit les usages en lien avec la stratégie de marque.
  • La DSI, qui évalue les impacts techniques et les intégrations possibles.
  • Le juridique, qui supervise la conformité, la gouvernance et les droits de marque. La coordination entre ces fonctions est essentielle pour aligner stratégie et exploitation. La constitution d’un équipe projet est alors fortement recommandée.

Lors de la phase de candidature, l’idéal est de se faire accompagner dans l’exercice par un prestataire expert des règles imposées par l’ICANN et de nommer un référent interne qui sera le contact principal de ce prestataire. À terme et dès la phase d’exploitation de l’extension, la constitution d’une équipe transverse est fortement recommandée.

Pourquoi une extension de type .marque améliore la cybersécurité ?

Une extension .marque contribue efficacement à renforcer la cybersécurité, car seule l’organisation détentrice de la marque et de l’extension associée  contrôle en totalité les noms de domaine qui existent sous ce territoire numérique. Elle seule peut créer et supprimer ses propres noms. L’organisation est également libre de définir ses règles de sécurité interne. Ce positionnement est fondamental car cela la différencie du rôle d’utilisateur pour d’autres noms de domaine comme le .com, ouverts à tous, et dont les règles sont définies par le registre « Verisign » aux États-Unis.

Cela garantie une autorité complète à l’organisation qui détient son extension de marque et réduit les risques de menaces comme le phishing utilisant des noms sous forme de variantes de la marque (comme aire-france.com).

Certaines entreprises utilisent leur extension pour créer des espaces numériques hautement sécurisés tel que Microsoft le fait avec son nom « cloud.microsoft » dont le nom de domaine est sécurisé avec un certificat HSTS et contrôlé au niveau du registre. Elle devient ainsi un outil complémentaire de stratégie cyber.

Peut-on rediriger ses anciens noms de domaine vers son .marque ?

Oui. Une fois votre extension en .marque déployée, vous pouvez tout à fait mettre en place des redirections depuis vos noms de domaine existants (en .com, .fr, etc.) vers vos nouvelles adresses.

Cela permet d’accompagner progressivement la transition, sans perturber les habitudes des utilisateurs ni perdre en visibilité. Vos anciens domaines peuvent ainsi continuer à servir de points d’entrée, tout en orientant les visiteurs vers votre nouvel environnement en .marque.

Cette approche facilite la migration et contribue à capitaliser sur la notoriété et le référencement déjà acquis.

Une extension en .marque peut-elle devenir un levier dans les relations BtoB ?

Oui, et c’est souvent là que la valeur est la plus tangible.

Une extension internet dédiée permet de créer des espaces au contenu certifié pour vos partenaires, fournisseurs ou distributeurs officiels. La société Suédoise Sandvik, spécialiste de matériel lourd pour l’exploitation minière propose avec son portail mining.sandvik des contenus dédiés à la productivité de ses fournisseurs, à l’entretien de ses machines pour optimiser leurs performances.

Elle peut aussi structurer des environnements extranet, services API ou plateformes sectorielles, pour faciliter les échanges et l’accès à l’information dans un environnement cohérent et sécurisé.

Dans certains secteurs, cela devient un marqueur d’innovation et de confiance. L’extension agit alors comme un label numérique contrôlé par l’organisation.

Peut-on utiliser une .marque pour les e-mails ?

Oui, une extension en .marque peut être utilisée pour créer des adresses email personnalisées (par exemple : contact@entreprise.marque). Cela permet de renforcer la cohérence et la lisibilité de l’identité numérique de l’organisation.

En maîtrisant entièrement son extension, l’entreprise peut mettre en place des politiques d’authentification homogènes (SPF, DKIM, DMARC) au niveau de son extension, ce qui permet d’identifier les potentiels emails utilisés à des fins de fraudes et de faciliter la reconnaissance de ses messages par les serveurs de messagerie. Cela améliore ainsi la fiabilité des échanges et la confiance des destinataires.

Comment déposer une candidature ?

Le dépôt d’une extension en .marque se fait via un portail web proposé par l’ICANN lors de la période d’ouverture prévue du 30 avril au 12 août 2026.

L’entreprise doit constituer un dossier détaillant notamment son organisation, ses droits sur la marque, son projet d’utilisation de son extension et ses capacités financières.

Dans la pratique, elle est généralement accompagnée par des experts (conseil, bureaux d’enregistrement, CPI, opérateur technique…) pour préparer et déposer sa candidature.

Quels types de sites ou services peut-on créer en .marque ?

Une extension en .marque peut servir à héberger de nombreux types de sites ou de services.

On peut par exemple créer un site institutionnel, des pages dédiées à des produits ou à des campagnes, un espace client, un portail pour les partenaires, une plateforme de support ou encore des services en ligne.

Elle permet aussi d’organiser plus clairement l’ensemble des services numériques de l’entreprise, avec des adresses simples et cohérentes selon les usages
(par exemple : support.marque, offres.marque, partenaires.marque).

En pratique, le .marque offre surtout de la souplesse : l’entreprise peut faire évoluer ses usages progressivement, en fonction de ses projets et de sa stratégie digitale.

Puis-je être remboursé si j’abandonne ma candidature pour une extension ?

Oui, mais uniquement de manière partielle et selon l’avancement du dossier.

Une organisation peut retirer sa candidature à tout moment avant la signature du contrat de registre avec l’ICANN.

Le remboursement dépend du stade de la procédure :

  • environ 65 % au début du processus,
  • 35 % avant l’évaluation,
  • 20 % une fois l’évaluation lancée par l’ICANN.

Une fois le contrat signé avec l’ICANN, aucun remboursement n’est possible.

Le candidat doit également préciser explicitement qu’il accepte une demande de remboursement au moment du dépôt de sa candidature, auquel cas le droit au remboursement peut être perdu.

Contactez dès maintenant les experts de l’Afnic pour être accompagnés dans la construction et le déploiement de votre projet d’extension personnalisée.

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